La Paname Burlesque Revue n°11
Oui, l'amour était de la partie pour cette onzième édition de la Paname Revue Burlesque. Je vous entends déjà pester derrière votre écran, vous qui n'étiez pas de la fête « Pfff même le burlesque se met à surfer sur la vague économico-pouet-pouet de la Saint Valentin ». Que nenni !! L'amour à la sauce Lady Flo est tout sauf pouet-pouet ; il est sublimé, intense, passionné, met en émoi. La preuve, même votre journaliste adoré, pourtant assez réfractaire à tout ce barnum lié au 14 février, est sorti rempli d'amour, et fermement décidé à offrir des milliers de roses pour la prochaine Saint Valentin. Une gageure !!
Mais il est bientôt 21h, et même si la présence de Chateaubriand à mes côtés (oui il est venu, la génétique a fait des miracles) a donné lieu à certains regards mi-surpris mi-jaloux, le public attend de pied ferme l'arrivée de la divine Flo et de sa délicieuse Mademoiselle Ô. Une Lady Flo toute de rouge vêtue, flamboyante comme elle sait si bien l'être et une Mademoiselle Ô en cupidon espiègle. François-René n'y croyait pas !! Le pauvre ne savait pas que ce qui l'attendait. « Mais cette femme qui éblouit mes yeux, est-elle humaine ? Non, l'amour ne peut incarner beauté aussi voluptueuse que cette vision brûlante et sublime et ... ». Chuuuuuut, ne commence pas à emballer ta prose et profite du spectacle.
Lady Flo et Mademoiselle Ô
Un spectacle qui commence par deux créatures nommées Tchitcha Lacrimosa et Ursula'Douce. Et les voir dans une chorégraphie à faire pâlir n'importe quelle danseuse étoilée, que demander de plus ? Savourer cette douceur visuelle tout simplement. Une grâce dans le geste et de la délicatesse à gogo, voilà le tableau offert par ces belles.
Tchitcha Lacrimosa et Ursula'Douce de Femme Fougueuse Cabaret (Paris)
Cela semble magique ? Quelle parfaite transition pour présenter le numéro de Lady Tornade. Une magicienne malicieuse et magnifique, voilà les mots qui me viennent. Comme nous étions nombreux à envier le lapin apparaissant dans son chapeau ; un veinard qui admire cette effeuilleuse au plus près de l'action.
Lady Tornade
Il y a une première à tout. Et ce soir, Blanche Canaille se devait de nous offrir pour la première fois son numéro. Émerveillés nous étions. Telle une rose qui s'effeuille pétale après pétale, et semblant nous glisser à l'oreille un « Je vous aime un peu, beaucoup, passionnément... », tous les regard étaient fixés. Ce bon vieux François-René allait partir dans une nouvelle prose mais un coup de clairon a stoppé cette ardeur.
Blanche Canaille
Et voilà que déboule dans la foule la jolie Lili Swing. Si Diane, en tant que déesse de la chasse, avait eu le charme dégagé par Lili, l'histoire aurait eu un cours bien différent. A grands coups de clairon, nous étions prêt à la suivre, à lui obéir. Et finalement à succomber. Qui pouvait penser que l'image d'une meneuse de chasse pouvait être si glamour ? Tous ceux présents dans la salle après ce passage.
Lili Swing
Nous l'avions découverte en renard séduisant, nous découvrons ce soir une Minxy Fox en amoureuse à la limite de l'hystérie. Et quand la fureur et l'hystérie sont portés avec talent, cela donne un très bon numéro.
On connait tous l'histoire tragique d'Eve. Cette dernière a cédé à l'infâme Satan qui, afin de l'amadouer, s'était matérialisé en serpent. Je l'affirme haut et fort : aucun serpent si puissant qu'il soit n'aurait pu céder à cela. Et même si la tension était palpable dans la salle (pensez donc, des serpents, des vrais !!!!), toute cette tension s'est évaporé devant la présence de Lia Vinova. Avec son regard hypnotique, Lia suait la beauté et la sensualité par tous les pores. Et comme pour le lapin de Lady Tornade, j'aurai tant donné pour devenir ne serait-ce qu'un instant un corps cylindrique et allongé. Et ainsi, me promener sur les épaules de Lia. La vie est injuste n'est-ce pas ?

Lia Vinova
Mais elle n'est pas injuste pour tout le monde. A commencer par Brian Scott Bagley. En tant que seul représentant mâle de la soirée, c'est un numéro plein de folie qui nous a été offert. Grimé tel un clown de l'enfer et aussi actif qu'une puce sous acides, Brian a réussi un exploit : devenir glamour aux yeux de l'auteur de ces lignes !!

Brian Scott Bagley
Et oui, j'enfonce le clou, la vie n'est VRAIMENT pas injuste pour tous. On connait tous la sublime Mara de Nudée, on l'aime, on l'admire, on est à genoux devant elle. Et elle se marie avec !! Oui, c'est bien lui qui à la chance (pour un événement pareil, il faut inventer un autre mot que « chance ») de l'épouser !!

Mara de Nudée & Dandy Flo
Non, trop c'est trop. Oui je l'avoue, je suis jaloux. Voilà le mot est lâché. J'en suis à ce point chamboulé que j'avais oublié mon partenaire de la soirée, Chateaubriand. Et pour être honnête, je ne l'ai plus jamais revu. Sûrement parti réécrire ses Mémoires. Sait-on jamais, vous le croiserez peut-être lors de la prochaine Paname Revue.
Nicolas K.
Voir la Galerie Photo de la Paname Burlesque n°11
Credit photo: Soazig Lebozec



