Kiss Bill

Entre les créateurs en tout genre venus présenter leur travail, le rock énergique et particulièrement dansant du groupe The Cavaliers et nos sublissimes effeuilleuses, Miss Glitter Painkiller, assistée de la délicieuse Minnie Valentine, a parfaitement rempli son rôle en tant que maitresse de cérémonie. Une cérémonie placée sous le signe de Tarantino, ou plutôt des personnages féminins créés par ce réalisateur génial.

Une hôtesse de l'air diablement séduisante, de la coke et des liasses de billets, ça ne vous dit rien ? … Jackie Brown bien sûr !!! Sublime à l'écran en la personne de Pam Grier, elle l'était tout autant sur scène en la personne de Valentina Del Pearls qui, en passant la première, a su donner le ton de la soirée . Oui, oui et encore une fois oui, le mot idéal pour définir cette soirée est bien celui-ci : GLAMOUR.

Rendre le sanguinolent Kill Bill glamour, vous y croyez vous ? Si oui, je vous donne entièrement raison. Autrement, c'est que vous étiez absent samedi soir, et par conséquent, Princesse Jade de Belleville, Lalla Morte et Juliette Dragon (respectivement La Mariée/Black mamba, O-Ren Ishii et Elle Driver) n'ont pas dilaté vos pupilles par une prestation lyrique, sensuelle et voluptueuse. L'exécution de Bill par Princesse Jade de Belleville, la neige sortant des ailes de Lalla Morte et les accessoires sadiques de Juliette Dragon, « What else... » comme dit un certain G. Clooney.

« Girl, you'll be a woman soon ». Cette chanson de Neil Diamond, qui figure dans la B.O du cultissime Pulp Fiction, a eu droit à une belle cure de jouvence. Remarquablement interprété par Minnie Valentine, cet interlude musical fut une bonne transition entre les effeuillages. Si l'on y ajoute une belle complicité entre l'interprète et la belle Miss Glitter Painkiller...

Back to the 40s avec Sucre d'Orge qui, en divine Bridget Von Hammersmark (du film Inglorious Basterds), a offert un show à la fois lascif et sombre. Un mélange étonnant vous dites ? Que nenni, la formule est redoutablement efficace.

Clou de la soirée, la féline Mimi de Montmartre. Fichtrement séduisante dans sa fourrure léopard, la belle a su se défendre face au perfide chasseur lancé à ses trousses. Et ainsi clore une soirée riche en émotions et en rebondissements, le tout saupoudré de glamour (promis, c'est la dernière fois que j'utilise ce mot). « Les femmes ont bien plus de courage que les hommes. Je construis l'intrigue de mes films autour d'elles pour magnifier leurs qualités et pour qu'elles donnent le meilleur d'elles mêmes ».

Ce cher Tarantino peut être fier de ses protégées, elles ont su lui donner raison.





