Thomas Dellacroix-Dellert Aka Tommy D.
Disclaimer: Toutes les photos ont été prêtées par Thomas Dellacroix-Dellert. Ces images ne sont pas libres de droits, en aucun cas, vous n'avez le droit de récupérer, modifier ou utiliser son travail sans sa permission. Merci de votre compréhension.
Chris do Carmo: Etes vous burlesque ou pas ?
Tommy Dollar: Non, je ne suis pas Burlesque, je ne suis pas totalement un dandy non plus. J'aime beaucoup le burlesque et le vintage depuis ces 30 dernières années. Je suis celui qui a ramené en premier le Burlesque à Londres, il y a une douzaine d'année lorsque je vivais là-bas. J'ai monté le Burlesque Show "The Value of Dreams...'" avec 5 effeuilleuses burlesque dans le légendaire endroit," Beak Street The Kabaret Club" où la sexy Christine Keeler avait l'habitude de performer dans les années 60. A la même époque j'ai dirigé le Vintage Fetish Cabarert au "Club TG'S" (Torture Garden) a Brixton London. Le Tommy Dollar Show était le 1er truc vintage qu'il n'avait jamais vu. A cette époque, seul le cuir noir et le PVC étaient acceptés, mais maintenant la scène est nettement plus Burlesque. A Londres également, j'étais un des premiers Punk Rocker fin 76. Aujourd'hui, je suis un homme de la renaissance, mais aussi un homme contemporain. J'ai toujours baigné dans le milieu vintage.

Chris do Carmo: J'ai lu que tu es un chanteur, un compositeur, un acteur, qui a joué avec le director Ingmar Bergman, & aussi travaillé avec Cameron Mackintosh en tant que musicien. J'ai lu également que tu as joué dans de grandes productions musical dans des rôles principaux pour Miss Saigon, les Misérables, et aussi directeur de la fameuse comédie musical "The Rocky Horror Show", c'est exact ?
Tommy Dollar: Oui, c'est vrai. J'ai fait des costumes pour la télé et des actes pour l'Opéra. En tant qu'artiste et peintre, j'ai fait plus de 100 expositions Internationale. J'ai déjà eu une longue vie. En tant que photographe, j'ai tout suivi des légendes du Rock comme les Sex Pistol, Jimi Hendrix, l'Art Fetish et la photographie Pin-Up. Et pour les 8 dernières années, j'ai principalement travaillé avec ma femme "Bambi de Sade" Agnieszka Dellfina –Dellert. Nous nous sommes photographiés ensemble en tant que personnages historiques du 20ème siècle, et nous sommes juste en train de terminer un livre de 450 pages intitulé “Self Portraits of Others“.
Chris do Carmo: Comment es-tu tombé dans cette vie d'artiste ?
Tommy Dollar: Je ne suis pas tombé dedans, je suis né dedans. Je viens d'une famille d'artiste. Ma mère a 84 ans, elle est une légende dans mon pays et performe encore aujourd'hui. Elle est aussi directrice du Confidence (en français), le Swedish Royal Court Theater-Confidencen ( Le Confidence ) qui a des origines françaises. Mon père à été pendant de nombreuses années un danseur de Ballet reconnu Internationnalement, puis il est devenu le directeur du Royal Swedish Ballet. Ainsi, je n'avais aucune chance d'échapper aux planches et aux projecteurs. J'ai débuté comme un acteur, puis je suis devenu chanteur et enfin artiste visuel contemporain. Je chante aujourd'hui à Paris avec mon propre Rat Pack Trio principalement des chansons de Frank Sinatra et de Serge Gainsbourg, mais j'ai passé ses années à chanter avec des Big Bands, Punk Bands et également des Orchestres Symphoniques. Je suis actuellement en train d'enregistrer un double Album en Suède avec 24 chansons de mes propres arrangements et à Paris, je bosse avec un producteur français pour faire un album jazzy de ma poésie et quelques musiques faites pour moi. Beaucoup de choses en même temps en ce moment. More is More is my motto I guess..
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Chris do Carmo: Tu as voyagé beaucoup, pourquoi avoir choisi Paris ?
Tommy Dollar: J'ai vécu à Paris aux débuts des années 80. J'adore Paris, il s'agit de ma ville préférée, c'est sensuel, romantique et magnifique. Peut-être un peu lente pour moi. Mais j'adore aussi Manhattan et New York. J'y ai vécu 2 fois dans ma vie. Aussi Londres, où j'ai vécu 8 ans. Ma prochaine destination j'espère, L.A, la ville des Anges. Mr Dollar longs for Dollars.. hahaha...
Chris do Carmo: Tu as créé un parfum pour Madonna et elle a écrit une chanson pour toi, tu peux m'en dire plus...
Tommy Dollar: Oui, en gros pour faire court, j'ai rencontré Madonna la première fois à New York dans un club New York’s Danceteria en 1982. Quand elle chantait, personne ne l'écoutait. Elle était totalement inconnue... Quelques années plus tard, nous avions le même chiropraticien à Londres, et part cet intermédiaire, nous avons pris contact. J'ai créé une présentation de parfum nommé CATHOLIC “a Blessed Perfume by Madonna". Je l'ai mis dans une petite fiole de poison en verre noir et dessus, il y avait une petite bible avec des semi-pierres précieuses. Il avait une odeur de séduction. Madonna n'a jamais sorti son parfum, mais elle a écrit une chanson, inspirée de ce flacon “You are my Candy Perfume Boy, poison poison…" Amusant, non ?

Bambi de Sade
Chris do Carmo: Et que faisais-tu avec Andy Warhol ?
Tommy Dollar: Au début des années 80, j'ai rencontré Andy Warhol. Nous sommes devenus amis, nous sortions au Studio 54 et j'ai créé une série de silk screens basée sur sa vie. Andy comme tant de génies a volé des idées de son entourage. Mes peintures de camouflage l'ont inspiré pour faire d'aujourd'hui ses célèbres peintures de camouflage. Je suppose que j'ai été fortement inspiré par lui dans le commencement et il a obtenu des idées de moi. J'avais mon espoir, il avait sa perruque. Quand il est mort ,Jean Michel Basquiat et Keith Haring que je connaissais de la scène d'art New Yorkaise ont perdu leurs nerfs et leur impulsion d'avant-garde de beaucoup de façons. C'est d'ailleurs Andy Warhol qui m'a donné le nom de TOMMY DOLLAR. Simplement parce que j'aimais toutes les choses de valeur américaine et il a pensé que Dellert et Dollar sonnaient pareil. Il aimait donner aux gens de son entourage des surnoms pour se sentir créateur. Il était super doué, mais aussi bien ennuyeux quand on était avec.
Chris do Carmo: Depuis combien de temps es-tu resté sur Paris ? As-tu toujours vécu autour de Montmartre ou bien tu as vécu dans d'autres quartiers ?
Tommy Dollar: Je suis ici depuis 7 ans maintenant, et j'adore Paris, plus précisément les quartiers de Saint Germain et Montmartre. L'année dernière, j'étais complètement plongé dans mon Utopia, isolé en quelque sorte en exil dans moi-même. Ma palette artistique est accrochée au dessus du Bar "la Palette" Rue de la Seine. Je suis fier de cela étant suédois.

Coco le Noir
Chris do Carmo: Art is Art. Peux-tu nous donner ta définition de l'art ? Tu es peintre, chanteur, photographe et aussi réalisateur de films. Pour toi, l'art est réaliste ou surréaliste ?
Tommy Dollar: Je suppose que l'art est l'expression de la passion. A mon sens, l'art est le vide existant entre l'objet et le regard. Il s'agit de l'espace dans lequel vous pouvez grandir et que vous pouvez sentir quelque chose de fort quand vous regardez quelque chose lors d'une Exposition. C'est la vision de l'artiste que tu payes quand tu achètes une oeuvre d'art. Tu ne payes pas pour son travail, tu achètes le rêve en d'autres mots. Les rêves artistiques peuvent-être surréalistes mais tous les jours vivre est réaliste. Je pense qu'être artiste n'est pas une profession, mais plutôt un choix de vie. Je suis un grand rêveur avec plusieurs facettes et quand je fais une oeuvre d'art, je rêve de mes peintures puis ensuite je peins mes rêves. Alors où est la réalité ? Nous payons tous des factures je suppose, et je suis mauvais là-dedans.

Chris do Carmo: Pour toi, quelle est l'importance de la Femme ?
Tommy Dollar: Pour moi, la femme est tout. C'est la femme qui donne naissance à mon art et ma poésie; c'est elle qui donne la vie, qui crée ses enfants. J'aime les femmes et toutes les sortes de féminités. J'ai réussi à trouver l'ensemble des femmes que j'aime, en une seule personne, ma Femme, mais elle m'a quitté. Je suppose qu'elle en a eu assez de cette pauvre vie d'artiste. Mais ce qui est amusant c'est que le monde des femmes s'ouvre à moi maintenant. Je me sens comme un petit garçon dans une confiserie. Après avoir pleuré, bu et fumé comme un pompier, je me sens finalement pardonné en faisant mon "Gainsbourg Trip". J'ai finalement trouvé la nouvelle femme de ma vie, Coco le Noir, ou bien Delphine Hendrix (comme Jimi) de son vraie nom. Elle est fabuleuse, forte, charismatique, très belle en mode vintage à la "Bettie" et vraiment très photogénique. Mais elle a son propre style, ce n'est pas une copie, et elle est douce et adorable avec moi. C'est fantastique. Nous avons pris beaucoup de bon temps en faisant de nouvelles images et new art. Nos visions et passions sont similaires. Du coup, je suis heureux, et je retravaille finalement. Nous devons continuer à mettre un pied devant l'autre comme on dit.

Chris do Carmo: Te souviens-tu de la première fois où tu as vu un striptease Burlesque ?
Tommy Dollar: La première fois que j'ai vu un strip, c'était en 1965 dans un théâtre, nommé le Théâtre Chinois de Stockholm. Je me souviens, mon coeur battait très fort, et j'étais vraiment très excité quand elle a retiré ses bas en les enroulant. C'est de là que vient mon fétichisme pour les bas je suppose. J'avais 12 ans et le nom de la fille était Betty. Son numéro s'appelait "Susana in the Bath". En parlant de Bettie, je suis un grand fan de Bettie Page depuis que j'ai 15 ans. Tous mes amis me disaient: "mais tu parles de Betty Bop non ?" et je répondais, non, Bettie Page. A cette époque personne ne la connaissait. 30 ans plus tard, quand je vivais à New York, j'ai connu Paula Klaw, la soeur d'Erwin Klaw, le photographe qui a pris toutes les photos pin-up et Bondage de Beetie. Je lui ai acheté une boite originale de photographies vintages de Beetie Page et autres modèles de l'époque...Je termine actuellement un double livre bien cool, basé sur mon interprétation de Marilyn Monroe et de Betty Page. Toutes les poses sont jouées par Bambi. Le nom du bouquin, “Nylons are a Girls best friend “ Au passage, je souhaiterai dire que la meilleure et la plus créative artiste Burlesque que j'ai jamais vu est "Lada Redstar". C'est une vraie artiste et croyez moi, elle va devenir une star, vous verrez...

Chris do Carmo: Je pense que dans ta vie, tu as du rencontrer un nombre incalculable de personnalités intéressantes. Il y en a-t-il une qui t'a impressionné plus qu'une autre ?
Tommy Dollar: J'ai l'habitude de dire ma femme... mais à la fin, elle m'a brisé le coeur et maintenant je suis totalement déboussolé par la manière dont j'ai été traité. En fin de compte, tout ce que je lui ai donné c'est mon coeur et mon art. Une vraie histoire à la “Pygmalion”. “Until death do us apart” (Jusqu'à ce que la mort nous sépare comme on dit), et puis elle est venue pour des euros, à la place de Dollar. En général, je suis impressionné par de fortes personnalités, qui ne font pas attention à ce que pense les autres d'eux, qui créées des choses magnifiques, qui sont courageux tous les jours de leur vie, qui sont provoquant dans le sens positif et créatif du mot, qui vivent et aiment la vie et pour terminer, qui font des choses biens en étant eux même. C'est vrai que rencontrer des légendes n'est pas quelque chose d'ordinaire. Ils ont une sorte d'aura naturelle autour d'eux, cela brille. Comme par exemple, Mohammad Ali, Marlene Dietrich, Josephine Baker, Ingrid Bergman, Rudolf Nureyev etc... Ceux dont j'ai eu le privilège de connaître et d'être proche d'eux. Quand je les rencontrais, j'étais impressionné par leur "body of work". Mais souvent, tu deviens une légende tout d'abord quand tu décèdes, comme Hendrix disait: "When you are dead, you are made for Life."

Chris do Carmo: Te souviens-tu la première fois que tu as rencontré une Pin-Up ?
Tommy Dollar: La première fois, je ne sais pas, surement à New York au Mud Club ou The Vault (le legendaire S&M Club) dans les années 80’s ou bien au Palace à Paris. Ces soirées ne reviendront jamais, et je suis vraiment heureux d'avoir vécu cette époque et d'avoir été l'un d'entre eux. C'était vraiment fantastique. 1000 personnes la nuit tous très bien habillés ou même sans aucun habit du tout. Cuir, chaînes, cocaïne, des groupes live, des joints violent, and tout le monde heureux en dansant toute la nuit comme au Paradis ou bien en Enfer si tu veux. Les gens vivaient à cette époque, prenaient des drogues partout, et faisaient de même dans les clubs. C'était si sauvage, si plein de tensions sexuelles et vraiment très amusant que maintenant tout peut paraitre un peu pâle et ennuyeux. Quand je sors à Paris ou à Londres, je me sens comme dans un jardin d'enfant et je m'endors. Il n'y pas d'actions, pas de folies, pas de personnes courageuses. Plus de Sex Drugs & Rock'n'Roll, c'est fini. Au Palace et au Club 54 c'était champagne gratuit et Open Bar jusqu'à minuit. Rien que cela, tu pouvais fumer en dansant. C'était ça la vie. Ensuite est arrivé le sida, le crack, de nouvelles lois, et de nouvelles dépressions. Le monde a totalement changé, et avec son attitude au travers de la night life. Quand mes amis me disent que j'ai l'air de m'ennuyer quand je sors, c'est un euphémisme. Les vraies soirées sont terminées pour toujours.

Mais pour répondre à ta question, à la fin des années 90, à Londres j'ai rencontré Dita Von Teese (qui devrait être Tease d'ailleurs) alors qu'elle était toujours inconnue du grand public. Elle performait dans un festival Erotic et j'exposais mon art Fetish au même endroit. Pour ses 30 ans, nous sommes allés dans un restaurant américain à Camden, je lui ai offert 2 paires de Bas Vintage de ma collection personnelle. Ballerina était écrit en haut des bas, et je lui ai dit: “Si tu es une fille maligne Dita, tu dois contacter une entreprise de bas et tu dois les convaincre d'imprimer Dita en haut des bas." Elle l'a fait, et cela a aidé au retour à la démocratisation des bas quand elle s'est mise avec Manson et est devenue connue. Je suis heureux, cela marche pour elle et également la renaissance des "vrais" bas. Je suis heureux que l'idée soit venue de moi. Maintenant les bas sont revenus aux goûts du jour et j'adore ça. Il s'agit de l'ustensile de séduction ultime qu'une femme doit avoir et jouer avec.
TOMMY D , Who is he ? from TOMMY D on Vimeo.
Chris do Carmo: Nous nous sommes croisés lors de plusieurs soirées Burlesque, qu'est ce qui te séduit dans ces soirées plus que dans d'autres ?
Tommy Dollar: Comme je le disais précédemment, vraiment très peu de soirées sont intéressantes ces jours-ci, je ne peux pas dire que j'ai été à des soirées cool ses dernières années. Mais je vais à des soirées Burlesque car j'adore les voyages dans le temps. Nous vivons une épopque formidable, dans laquelle nous avons accès à tout ce s'est passé dans l'histoire. Mode, musique, art, ainsi nous pouvons choisir et réaliser notre propre mix. Nous disposons également d'une technologie supérieure dans laquelle nous sommes capable de développer notre savoir. Par exemple Galliano fait ses propres mix, Tarantino aussi...

Chris do Carmo: Tu chantes, comment est-ce arrivé pour toi ? As-tu suivi des cours ou bien est-ce un don ?
Tommy Dollar: J'ai suivi des cours de chants et de comédie pour de nombreuses années. "La vie est une répétition d'une performance qui n'arrive jamais". Avant l'âge de 50 ans, la vie n'est qu'un warm up. Ensuite, tu ressens finalement comme "it's now or never”. Donc je me sens bien aujourd'hui en chantant. Ma voix est plus forte et mature qu'avant, et je sens que je crois en toutes les parôles que je chante. Je vis avec maintenant.

Chris do Carmo: Pourrais-tu nous expliquer ce qu'est UTOPIA ?
Tommy Dollar: Le Studio UTOPIA est le nom de mon travail et de mon espace de vie depuis plus de 10 ans. Utopia est un royaume de rêve . Il s'agit d'une Ile paradisiaque Isolée au milieu d'une tempête. C'est moi, ma vie, une plateforme de création. C'est une fenêtre cachée sur le Monde. Un empire ou je peux être, un empire de ma propre bétise. J'ai créé Utopia à Londres en 1998 et c'était notre monde avec Bambi, jusqu'à récemment où tout est tombé en ruine. www.youtube.com DELLACROIX DELLFINA “Utopia in Flames “
Mon Utopia sera réorganisée et ne mourra pas, mais va changer de localisation et ses habitants.
Chris do Carmo: Comment une femme peut t'impressionner ?
Tommy Dollar: Par son intelligence, son humour, son honnêteté, sa bravoure, son expression sexuelle, sa sérénité, sa chaleur, son empressement à donner et à prendre, son ouverture à l’inconnu et par sa beauté provocatrice. Mais par-dessus tout, en étant elle-même.

Chris do Carmo: Un dernier mot ou message que tu souhaiterais adresser aux lecteurs de cette Interview pour conclure ?
Tommy Dollar: Et bien il faut se souvenir que la Vie est un voyage et non pas une destination, et qu’il n'y a pas de temps pour être effrayé par quoi que ce soit et aucun temps pour des conneries. To be or fake to be, that is the question. Vous devriez travailler comme si vous alliez vivre pour toujours et vivre comme si vous alliez mourir demain. En fait, tu dois.
Pictures of Tommy by Agnieszka Dellfina and Dimitri Lepretre etc.
English Version:
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Chris do Carmo: Are you burlesque or not?
Tommy Dollar: No, I am not Burlesque, I am not a total dandy either. I like burlesque and vintage very much it’s a great part of my life since 30 years back. I was actually the one who was the first in London to bring back the Burlesque 12 years ago, when I lived there. I did a Burlesque show “The value of dreams... with 5 Burlesque dancers at the legendary place on Beak street The Kabaret Club were sexy Christine Keeler, used to perform in the 60’s. At the same time I directed Vintage Fetish Cabarets in the notorious fetish Club TG’s ( Torture Garden ) in Brixton London. The Tommy Dollar Show was actually the first vintage stuff they ever had there and it slowly cached on. In those days it was only black leather and PVC that was excepted, but now the scene is very Burlesque as well. It was also in London that I was one of the very first original Punk Rockers back in 76. Today I am a Renaissance man but a contemporary one. I have always been into all kinds of Vintage. since I was a teenager.
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Chris do Carmo: You are as I have read about you , a Singer, Composer, Actor, who worked with director Ingmar Bergman and as a Musical performer you worked for Cameron Mackintosh, you had principal parts in big musical productions like Miss Saigon, Les Misérables. And you also directed the cult musical The Rocky Horror Show is that right?
Tommy Dollar: Yes its true and I also done costumes for TV and sets for Opera. As an Artist & Painter, I have had more than 100 exhibit International. I had a long life already I guess.And as photographer I have covered everything from rock legends like the Sex Pistol, Jimi Hendrix, to Fetish art and Pin- Up photography. And for the last 8 years I have solemnly worked with my wife “Bambi de Sade “ Agnieszka Dellfina –Dellert. We have been photographing each other as historical men and women from the 20th century, and are now just finishing a big coffee table book on 450 pages called “ Self Portraits of Others “

Chris do Carmo: How did you fall into the Artistic Lifestyle ?
Tommy Dollar: I did not fall into it, I was born into it. I come from an Artistic Family. My mother is 84 today and a legend in my country , and she is still performing. She is also the director of the Swedish Royal Court Theater-Confidencen ( Le Confidence ) in French as the Swedish Royal Family as you well know comes from France originally. My step father was for many years a international ballet dancer and later the director of the Royal Swedish Ballet. So I had no chance to escape from the theater dust and spotlights. I started as an actor and went on to become a singer and visual contemporary artist. I sing today with my own Rat Pack Trio in Paris the repertoire of Frank Sinatra and Serge Gainsbourg, but have through the years been singing both with Big Bands, Punk Bands and Symphony Orchestra. I am doing a double Album at the moment in Sweden with 24 songs in my own arrangements and in Paris Im right now working with a French producer to make another jazzy album based on my own poetry and his tailor made for me songs. To much at the same time actually. More is More is my motto I guess..

Chris do Carmo: You have traveled a lot, why did you choose Paris ?
Tommy Dollar: I lived in Paris before actually in the early 80’s. I love Paris, it's my favorite city, it's sensual, romantic, beautiful, but a little bit to slow for me. But I also love Manhattan and NY. I lived there twice in my life. And in London I lived 8 long years. My next home I hope will be L.A (the city of Angels). Mr Dollar longs for Dollars.. hahaha...

Chris do Carmo: You created a perfume for Madonna and she wrote a song about you tell me about it.
Tommy Dollar: Yes to make a long story short, I actually met Madonna the first time in New York’s Danceteria 1982 when she was singing in a club and no one listened. She was totally unknown then. Many years later we had the same chiropractic in London and I got contact through him. I made a one of presentation perfume called CATHOLIC “a Blessed Perfume by Madonna “ and I put it in a poison looking black glass bottle and presented it in a cut out Bible with semi precious stones. It had a seductive candy smell. Madonna never came out with the perfume but wrote a song inspired by it “You are my Candy Perfume Boy, poison poison…. Funny no?
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Chris do Carmo: And what did you do with Andy Warhol ?
Tommy Dollar: In the early eighties, I meet Andy Warhol . We became friends, and hanged out at Studio 54 and I did a series of silk screens based on his life . Andy like so many geniuses stole ideas from his surrounding, and my camouflage prints inspired him to do his today famous camouflage paintings and prints. I guess I was strongly inspired by him in the beginning, and he got ideas from me. I had my hope, he had his wig. When he died and Jean Michel Basquiat and Keith Haring that I also knew the NY art scene lost its nerve and avant-garde pulse in many ways. Its actually Andy Warhol who gave me the name TOMMY DOLLAR. Because I loved all things of American value and he thought Dellert and Dollar sounded the same. He loved to give people in his entourage nick names to feel like the creator. He was super talented but quite boring to be with.
Chris do Carmo: For how long have you been staying in Paris this time around ?, and do you stay most of the time around Montmartre or do you like other parts of Paris ?
Tommy Dollar: I am here since 7 years now and I love all of Paris but probably St Germain and Montmartre the most I guess.The last year I have been nearly only in my Utopia, isolated in a kind of self exile. My artistic palette is hanging over the Bar in “ La Palette” on Rue de Seine. I’m proud of that being Swedish.
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Chris do Carmo: Art is Art. Could you please give me your definition of Art ? You're a painter, a singer and also a film maker: Is Art realist or surrealistic to you ?
Tommy Dollar: Art is an expression for Passion I guess. In the true sense, Art is the gap between the object and its viewer. Its the space where thought can grow and what you feel something strong when you look at something exhibited as art. It’s the artist vision you pay for when you buy an art piece , not for his labor, you buy the dream in other words. The artists dream might be surrealistic but his every day survival life is realistic. I think to be an Artist is not a profession, in a common sense, but a way of living. I’m a big dreamer in many ways, and when it comes to visual art I dream my painting and then I paint my dreams. So where is the reality ? well in paying the bills, I guess and Im bad at that.

Chris do Carmo: For you, what is the importance of a Women ?
Tommy Dollar: For me Woman is Everything. It's the woman that gives birth to my art and poetry , she is the one who actually creates life, in form of children. I love women and all kind of femininity. I used to find all the women I was looking for and loving, all put together in one person, in my wife, but the she left me , she had enough of living the poor artist life I guess. But the funny thing is that now the world of women is opening up to me. And I feel like a kid in a candy store. I finally after crying and drinking and smoking for one year, Feeling sorry for myself, “doing my Gainsbourg trip “ found a new woman in my life. Coco le Noir, or Delphine Hendrix ( like Jimi ) as her real name actually is. She is fabulous, strong , charismatic, beautiful in a vintage “ Bettie “ way , and very photogenic. But she has her own style, not a “ copy cat “ and is sweet and lovable to me. Its wonderful. We have a good time together creating new images and new art. We have similar visions and passions. So I’m glad I’m back working finally. The “Shoe” must go on as they say.

Chris do Carmo: Do you remember when you have seen your first Burlesque striptease ?
Tommy Dollar: The first time I saw a stripper, must have been in 1965 in a theater called the China Theater in Stockholm. I remember, my heart was beating hard, and I was very excited when she rolled off her FF stockings. It's from there my fetish for stockings comes I guess. I was 12 years old, and her name was Betty, and her Burlesque act was called "Susana in the Bath". Talking about Betties Im a big fan of Bettie Page since I was about 15 years old. All my friends used to ask me, you mean Betty Boop no ? and I say no Bettie Page. In those days no one knew about her. 30 years later when I lived in New York, I got to know Paula Klaw, the sister of Erwin Klaw, the photographer that took all the pin up and bondage picture of Bettie.I bought from her a very cool box of original vintage photographs of Bettie Page and other models... I now finishing a cool big double picture book based on my interpretations of Marilyn Monroe & Betty Page, all played by Bambi. “Nylons are a Girls best friend “ By the way the absolutely best and most creative burlesque dancer I ever seen is "Lada Redstar" she is a real artist and will become a Star, believe me, you will see.
Chris do Carmo: I think that in your life you have already met a lot of interesting people. Is there someone that impressed you more than anybody else?
Tommy Dollar: I used to say my wife… but in the end she broke all rules vowels and today Im extremely disappointed on how she treated me, after all I gave to her of art and love. A true “Pygmalion” story actually. “Until death do us apart” we said and then she went for Euros, instead of Dollar. But in general I get impressed by strong people , who don’t care what other people think about them, who create beauty , who are brave in every day life, who are provocative in a positive and creative way, who live and love life, and who achieve something great by being who they are. And of cause meeting legends is something out of the ordinary. They have some kind of extra aura around them, its glows.. Like Mohammad Ali, Marlene Dietrich, Josephine Baker, Ingrid Bergman, , Rudolf Nureyev etc that I had the privilege to meet and be close to. When I meet them, I was impressed by their body of work. But mostly you become a legends first when you die, like Hendrix said "When you are dead, you are made for Life."

Chris do Carmo: Do you remember when you the first time met a Pin-Up ?
Tommy Dollar: First time I don’t know, exactly probably in New York’s Mud Club or The Vault ( legendary S &M club ) in the 80’s or at Le Palace in Paris. Those parties will never come back, and Im so happy to have lived then, and been to many of them. That was something really fantastic. 1000 people a night all dressed up or with hardily no clothes on at all. Leather, chains, cocaine, live bands, joints high heels, and happy dancing all night like in heaven or hell if you want. People where living in those days and taking drugs everywhere, and making out as well in the clubs. It was so wild, so full of sexual tension and so much fun that after that everything seams pale and boring. When I go out today in Paris or London it feels like a children party I fall a sleep. There is no action, no madness, no bald and brave people. No Sex Drugs and Rock n’ roll, any more. In Palace and 54 the it was free champagne and open bar until midnight. Just that, and you could smoke when dancing. What a life that was. The came Aids, Crack, new laws, 9-11 and the new depression. The world changed totally, and with that the attitude towards night life. When friends say I look bored when going out, its an understatement. The real party is over forever.
But to answer you question in the late 90¨s In London, I meet Dita von Teese ( should be Tease actually ) when she was still unknown to the big public. She was performing in the Erotic Festival and I was exhibiting my fetish art in the same place. For her 30th birthday, we went to an American restaurant in Camden and I gave her 2 pairs of Vintage FF stocking from my personal collection. It said Ballerina written on the welt of the stocking, and I told her “If you are a clever girl Dita, you contact a stocking company and convince them to print Dita on the top of the stocking. She did and that helped to make stockings popular again when she got together with Manson and became public domain. I’m happy it worked for her, and for the revival of “real” stockings and I’m happy the idea came from me. Now stockings are back big time and I love it. It’s the most seductive tool a woman have to play with.

Chris do Carmo: We met in several Burlesque Parties, what seduces you in Burlesque parties more than in the others ?
Tommy Dollar: As I said before very few parties are worth going to these days I cant say I have been to a really cool party in many years , but I go to Burlesque parties for the sake of time traveling . We live in extraordinary times, were we have everything that happens in history in our Matrix. Fashion, Music, Art, so we can choose and make our own mix. We also have the superior technology in which we are able to develop this knowledge. For example Galliano is a designer who make his own mix, Tarantino makes his.
Chris do Carmo: You also sing, how did it came to you? Did you get special classes, or is it a gift ?
Tommy Dollar: I went to acting classes and singing classes for many years. Life is a rehearsal for a performance that never happens, someone said. And life before 50 is just a warm up then I hope. That's when you finally feel like “ it's now or never”. So I feel good today singing, my voice is mature and stronger then before and I feel that I believe in every word I sing. I have lived them this time around.

Chris do Carmo: Could you explain what is your Utopia?
Tommy Dollar: Studio UTOPIA is the name of my work and living space since over ten years now. Utopia is a dream Kingdom, it is a never ever land. It's an isolate paradise Island in the middle of the storm. It's me and my life, a platform for creation. A hide away with a window to the world. A place where I can be, an Empire of my own foolishness. I created it in London 1998 and it has been my and Bambi’s world until recently when it all crumbled to ruins. Se www.youtube.com DELLACROIX DELLFINA “Utopia in Flames “
My Utopia will be revamped and will not die but will have to change location and inhabitants.
Chris do Carmo: How can a woman or anybody impress you?
Tommy Dollar: By her intelligence, humor, honesty, bravery, sexual expression, her serenity, her warmth, her willingness to give and to take, her openness to the unknown and her provocative beauty. But most of all, by being herself.

Chris do Carmo: Do you have any words that you would like to add as a conclusion for the readers of this Interview?
Tommy Dollar: Well one have to remember that Life is a journey not a destination, and there is no time for being scared of anything, and no time for bullshit. To be or fake to be, that is the question. You should work as you would live forever and live as you would die tomorrow. Actually you will.
Disclaimer: Toutes les photos ont été prêtées par Thomas Dellacroix-Dellert. Ces images ne sont pas libres de droits, en aucun cas, vous n'avez le droit de récupérer, modifier ou utiliser son travail sans sa permission. Merci de votre compréhension.
Pictures of Tommy by Agnieszka Dellfina and Dimitri Lepretre etc.


